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- La Penthaire, 1531
- Les Epistres veneriennes, 1532
f. Ki r°
Oraison aà nostre Dame.
VIergeVierge Marie auxdes pecheurs auocateavocateaduocateadvocate
Mon esperit se prepare et se hastehatte
Pour recourir aà tontõton piteux reffuge
Car l’infernal/, et dampnable deluge
5Sur vndeunde en eulx de maniere si mallemasle
Que ma puissance estre ne peult egalle
Pour soustenir telle inundation
Vierge aà presenttrespure sans ta compassion
OuOù maintenant ainsi qqu’homme lhabillelabille
10Pour tout espoir ieje remetz mon azille
Te suppliant mere sans corrumpture
Que souuenirsouvenir ayes de maQu’il te souuiennesouvienne de l’humaine nature
Qui aà mal estfaire/, plus qu’auaà bien touteest encline
Et de ton bienta grace vouloirvoulloir m’estre benigne
15Le tien regard aà mes pleurs adressant.
AÀ ton prierta priere ton cher filz tout puissant
Ne me nyra donner misericorde
Si mes douleursdoulleurs dame tu luy recorde
En luy monstrantEt que luy die que suis de tes seruansservans
20Nompas de ceulx qui viuentvivent obseruansobservans
f. Ki v°
Ainsi que bons ses raisonnables esditz
Mais de ceulx lalà qui sont vilz et maulditz
Pour trop long temps en pechepeché demourerdemeurer.
IeJe le confesse aupar gemir/, et pleurer
25Mais nonobstant qu’en pitiepitié me regarde
Puis que me metz dessoubz ta saincte garde
Dame excellente en qui ij’ay ma fiance
Chasse de moy ceste griefuegriefve indigence
ApresAprès auoiravoir mon pechepeché recongneurecongnu
30Dont maintenant me voy circonuenucirconvenu
Car aà toy seulle s’adresse mon espoir
f. clii v°
Et me preseruepreserve ores dede ce faulx desespoir
Qui se trauailletravailletraueilletravaille aà la mort me mener
Pour aà tousiourstousjours en enfer me dampner.
35OÔ doulce fleur suauesuave et odorante
AÀ m’escouter ieje te pryprie ne soys lante
Mais sans tarder moy pourepovre desolledesollé
IeJe soys de toy doulcement consoleconsolé
En ceste peine et tribulation
40OuOù ieje suis mis par folllefollefolle affection
AÀ celle fin que de mes maulx deliuredelivre
En ton seruirservirseruiceservice paracheueparacheve mon viurevivre
Et paradis que ieje puisseque ieje puisse paradis acquerir
Pour viurevivre bien et sainctement mourir
45DeuantDevant que fin aà mon oraisonoraise mette
Te suppliray mere trespure/, et nette
Qu’il te souuiennesouvienne et plaise regarder
Ma bonne amye/, et aussi la garder
De pouretepovreté/, deshonneur/, et diffame
50Et luy donner ( / , OÔ trespiteuse dame)
En sa douleurdoulleur reconfort et santesanté
Tant que seray d’auecqavecq elle absenteabsenté.
